From stigmatization to self-assertion: How were single women artists represented at the turn of the twentieth century? - Archive ouverte HAL Access content directly
Journal Articles Sociétés & Représentations Year : 2022

From stigmatization to self-assertion: How were single women artists represented at the turn of the twentieth century?

De la stigmatisation à l'affirmation de soi : Comment représente-t-on le célibat des femmes artistes autour de 1900 ?

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Abstract

In her founding essay “Why Have There Been No Great Women Artists?” published in ARTnews in 1971, the art historian Linda Nochlin explains that “such an outlook helps guard men from unwanted competition in their 'serious’ professional activities and assures them of 'well-rounded’ assistance on the home front, so they may have sex and family in addition to the fulfillment of their own specialized talent.” Starting from the dilemma between creation and procreation, private life and public life, social conventions and desire for emancipation that women artists must constantly negotiate, this article analyzes discourses and representations of the specific status of single women artists around 1900. While becoming a group visible and important enough to challenge the established gender order, women artists suffered, through discourses and representations (scientific, popular, literary), as within their private lives, from remarks comparing their life choices—when they did not correspond to a marital and reproductive ideal—with a form of non-suitability, emotional disease, or pathological deviance. Against this prevailing stigmatization, this article shows that representations changed slowly but surely. They found a climax among those women who managed to challenge this predominating discourse by fully embracing their choices in the public space.
Dans son article fondateur « Pourquoi n’y a-t-il pas eu de grands artistes femmes ? » paru dans ARTnews en 1971, l’historienne de l’art Linda Nochlin note que « [l]e choix offert aux femmes se pose semble-t-il toujours entre le mariage et une carrière – entre la solitude qui est la rançon du succès ou la sexualité et une compagnie qui récompensent le renoncement de la carrière ». Partant de ce dilemme entre création et procréation, vie privée et vie publique, convention sociale et désir d’émancipation avec lesquels les femmes artistes doivent constamment négocier, cet article analyse les discours et représentations du célibat des créatrices autour de 1900. Représentant à cette époque un groupe suffisamment visible et important pour menacer l’ordre établi des genres, les femmes artistes font communément les frais, dans les discours et les représentations (scientifiques, populaires, littéraires), de propos assimilant leur choix de vie – lorsqu’il ne répond pas à l’idéal conjugal et reproductif – à une forme de non-convenance, de malaise affectif ou encore de déviance pathologique. Cependant, face à cette stigmatisation dominante, nous verrons que les représentations évoluent lentement mais surement. Elles trouvent notamment un point d’aboutissement chez les femmes elles-mêmes qui réussissent à récuser le discours dominant en assumant pleinement leurs choix dans l’espace public.
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Dates and versions

hal-03894267 , version 1 (12-12-2022)

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Cite

Charlotte Foucher Zarmanian. De la stigmatisation à l'affirmation de soi : Comment représente-t-on le célibat des femmes artistes autour de 1900 ?. Sociétés & Représentations, 2022, Histoire et bande dessinée, 3 (53), pp.293-311. ⟨10.3917/sr.053.0293⟩. ⟨hal-03894267⟩
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