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Journal Articles Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire - BEH Year : 2009

Food habits and corpulence in French Polynesia

Alimentation et corpulence en Polynésie française

, , (1)
1
Y Mou
  • Function : Author
N Cerf
  • Function : Author

Abstract

Introduction – The study aimed to assess cultural, social and economic factors related to the development of obesity and to describe body shape representations among adults in French Polynesia. Method – Cross-sectional survey in a representative sample of 1,006 subjects aged 16 and above in the Society Islands, using a standardized questionnaire during face-to-face interviews at the subjects’ home. The non-random quota sampling was used. The data collection included a qualitative assessment on the esthetic patterns, the individual weight history and the social representations of food and eating among Polynesians, as well as a quantitative approach with anthropometric measurements to evaluate the prevalence of obesity. Results – High prevalence rates of obesity (39%) and of overweight (30%) were found. A comparison of prevalence obtained by the definition of the World Health Organization or the South Pacific Commission shows differences in the way of approaching the issue of obesity from a public health perspective. For almost half of the interviewees, the perception of their corpulence was in discrepancy with their actual BMI. Fat body shapes, still valued by the individuals over 60 years, seemed to substitute for the ideal slim body-shape, predominant pattern among young people. It appears that two dietary models were used alternately on weekdays and on weekends: one with two meals per day (Polynesian traditional system) and the other with three meals (rather occidental standard). The mix of these two models, increasing the confusion of standards, would be a factor of obesity among Polynesians. Inconsistent representations related to starchy foods were observed. If they hold a major place in social representations of the “genuine Polynesian eating” (29% of the interviewees) and of essential nutrients for life (21%), starchy foods are also considered to be the most fattening foods (26%) before sugary and fatty foods
Introduction – L’objectif de cette étude est d’identifier les facteurs d’ordres culturels, sociaux et économiques de l’alimentation associés au développement de l’obésité et de décrire les représentations liées à l’image du corps chez les adultes en Polynésie française. Méthode – Enquête transversale sur un échantillon représentatif de 1 006 individus de 16 ans et plus dans l’archipel de la Société, au moyen d’un questionnaire standardisé administré en face à face au domicile des personnes enquêtées. La méthode des quotas a été utilisée pour l’échantillonnage. Le recueil des données comporte une approche qualitative sur les modèles esthétiques, l’histoire pondérale des personnes, les modèles alimentaires mis en oeuvre par les Polynésiens, ainsi qu’une approche quantitative par des mesures anthropométriques permettant d’estimer la prévalence de l’obésité. Résultats – Des prévalences élevées pour l’obésité (39%) et le surpoids (30%) ont été retrouvées. Une comparaison des prévalences obtenues selon la définition de l’Organisation mondiale de santé ou de la Commission du Pacifique Sud montre des différences dans la façon d’appréhender la problématique de l’obésité d’un point de vue de santé publique. Pour près de la moitié des personnes interrogées, la perception de leur propre corpulence est en décalage avec leur corpulence réelle. Aux corpulences « bien en chair » toujours valorisées chez les plus de 60 ans semble se substituer l’idéal de minceur, modèle plus dominant chez les jeunes. L’utilisation en alternance de deux modèles alimentaires en semaine et en weekend apparaît : l’un à deux repas (système traditionnel polynésien) et l’autre à trois repas dans la journée (norme plutôt occidentale). La mixité de ces deux modèles, accroissant la confusion des normes, constituerait un facteur de l’obésité chez les Polynésiens. Une incohérence dans les représentations liées aux féculents est observée. S’ils occupent une place majeure dans les représentations du « bien manger polynésien » (29% de l’échantillon) et des aliments essentiels (21%), les féculents sont en tête des aliments « faisant le plus grossir » (26%), devant les produits sucrés et les matières grasses.
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Dates and versions

hal-03480059 , version 1 (14-12-2021)

Identifiers

  • HAL Id : hal-03480059 , version 1

Cite

Y Mou, N Cerf, François Beck. Alimentation et corpulence en Polynésie française. Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire - BEH, 2009, 48-50, pp.515-520. ⟨hal-03480059⟩
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