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Séduire à coup sûr : ce que nous apprennent les chants des canaris : : un bon modèle animal à relier au « cerveau musicien » des humains

Résumé : •L’auteur suggère que le modèle canari est un très bon modèle pour comprendre certaines des bases phylogénétiques des cerveaux ‘musiciens’ chez les oiseaux et chez les humains. Il se base sur la découverte de phrases ‘sexy’ dans les répertoires vocaux de mâles canaris (Vallet 1998 HAL RISC CNRS H 0257-1 & H 0257-2) et sur les mécanismes intimes de la production vocale de ces phrases (Suthers, Vallet & Kreutzer, JEB 2012) pour insister ici sur les apports d’une approche éthologique ‘proximale’ des communications intersexuelles basée sur l’étude des réponses différentielles des femelles canaris en relation étroite avec la mise en évidence de ‘talents’ spécifiques cérébraux et périphériques gauches et droits chez le mâle. En conséquence, cet article peut s’apparenter à un « troisième volet » de l’Habilitation à Diriger des recherches tenant compte des réflexions de l’auteur basées sur l’évolution des connaissances dans les domaines éthologique et neurobiologique jusqu’à 2016. •Différents chercheurs ont retrouvé chez les humains certains des talents fortement latéralisés observés chez les oiseaux chanteurs (Lemarquis 2013). D’autre part, le phénomène appelé « Two voice » (diphonie) chez les oiseaux, retrouvé chez des ethnies humaines est désormais parfaitement démontré chez les canaris domestiques et l’utilisation de « mini-breaths » (mini inspirations entre deux syllabes complexes impliquant la musculature abdominale) est retrouvée à des tempos très rapides, deux témoignages de virtuosités hors pair chez certains individus de cette souche. •Ce qui importe, depuis le début de ces travaux, est de montrer que ces virtuosités, surtout dans les domaines fréquentiel et temporel, ont un sens pour les récepteurs (dans ce cas les femelles) et sont au service d’une communication fondamentale entre individus. Les ‘dialogues’ interhémisphériques sont très impliqués. Les travaux menés récemment et publiés sur ce thème (surtout de 2010 à 2015) sont présentés. Certains démontrent que ces phrases sont très utiles pour comprendre, notamment, l’expression différentielle de certains gènes au sein du système nerveux central du récepteur. D’autre part, certaines observations récentes de neurologues et neuropsychologues sont présentées. Elles nous renseignent sur des bases neuronales qui pourraient permettre une comparaison avec celles des oiseaux chanteurs. •Comme le soulignent Earp & Maney (2012), le chant des oiseaux et la musique produite par les humains génèrent des réponses chez le receveur dans des régions cérébrales interconnectées impliquées au premier chef dans les régulations des émotions. Ces régions sont certainement sur des circuits très anciens, d’un point de vue phylogénétique. Chez les oiseaux chanteurs, ces régulations émotionnelles sont en partie au service de la reproduction, a minima au service de la séduction.
Document type :
Preprints, Working Papers, ...
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https://hal-cnrs.archives-ouvertes.fr/hal-01347067
Contributor : Naïma Ghaffari <>
Submitted on : Wednesday, July 20, 2016 - 11:56:34 AM
Last modification on : Friday, June 19, 2020 - 3:27:21 AM

File

EMVallet_06_2016.pdf
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Identifiers

  • HAL Id : hal-01347067, version 1

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Citation

Eric Vallet. Séduire à coup sûr : ce que nous apprennent les chants des canaris : : un bon modèle animal à relier au « cerveau musicien » des humains. 2016. ⟨hal-01347067⟩

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